Technologies / Comment détecter et extirper du marché les téléphones contrefaits

Dans le cadre de la tenue à Abidjan le 3 octobre 2019 de l’Africa CyberSecurite conference 2019, James G. Claude, Président directeur général (Pdg) de Global voice group (Gvg), une entreprise qui exerce dans les Tic et qui collabore avec des agences de régulation, des banques centrales, des autorités fiscales en Afrique, a expliqué les enjeux de la cybersécurité pour les économies africaines. Il a évoqué les principaux risques auxquels le continent est confronté, mais aussi, il a présenté les solutions disponibles pour y faire face.

Que renferme la notion de cybersécurité ?

Quand on parle de cybersécurité, il faut faire le lien avec l’économie numérique qui est en train de se développer. L’économie numérique, c’est le fait d’avoir accès à des services en ligne : des services financiers, des transactions pour avoir des services gouvernementaux en ligne, etc. Tout cela fait partie de la transformation digitale dont on parle. Il y a beaucoup de bénéfices qui viennent avec. En Afrique subsaharienne, plus de 10% des transactions se font via Mobile Money. Au Kenya, ces transactions représentent 65% du Produit intérieur brut (Pib). C’est quelque chose qui a beaucoup d’avantages, mais qui vient aussi avec des inconvénients, des défis tels que la cybercriminalité. La cybercriminalité coûte près de 150 millions de dollars (environ 98 milliards de fcfa) par an à l’Afrique du Sud. Il y a un opérateur au Nigeria qui, en juin dernier, en l’espace de quelques minutes, a vu ses abonnés [60 millions] privés de services. L’attaque a été perpétrée au sein même du réseau de l’opérateur. Le Nigeria, a enregistré 650 millions de dollars (environ 388 milliards de fcfa) de pertes en 2017 et 250 millions de dollars (environ 149 milliards de fcfa) dans la même année pour le Kenya. La cybercriminalité est donc une menace qui peut freiner le développement de l’économie numérique. Par définition, l’économie numérique n’est pas une économie parallèle, elle n’est pas détachée de l’économie traditionnelle. C’est une évolution nette de l’économie traditionnelle vers la numérisation qui faciliterait l’inclusion sociale, le développement des pays africains. On est aujourd’hui à Abidjan pour ce forum si important parce qu’entre la cybersécurité et le développement du numérique, il y a un lien. Et les acteurs du secteur privé, les agences gouvernementales, notamment les agences de régulation, ont un rôle à jouer pour créer un cadre, un environnement qui favoriserait le développement de façon sereine, stable et sécurisée de cet écosystème. Ces acteurs doivent faire évoluer les cadres réglementaires. Entre agences de différents pays, il doit avoir une collaboration.

source : linfodrome.com

Partager sur

leave a reply

PLANETE SCHOOL MAGAZINE

Voir + Articles

Show Buttons
Hide Buttons